Votre site de confiance pour apprendre et se perfectionner en Espagnol - Plus de 5 millions de visiteurs depuis sa création
Désormais le contenu du site est 100% gratuit suite à de nombreux plagiats de documents revendus illégalement sur le net
Cours d'espagnol - Apprendre l'Espagnol en ligne facilement - Fiches de cours - Traduction espagnol français - Commentaires et sujets du Bac Espagnol Cours d'Espagnol.com
Utilisateurs en ligne : 5    Aujourd'hui : 87    Total : 5174439     


Un artiste

 

 

Quelques littéraires et  oisifs  qui avaient l’habitude d’aller philosopher à la « Hostería de la Manzana de Adán » avaient leurs quartiers face à sa cheminée bien fournie.

Une fois, par pure curiosité, je visitai cet établissement.

Je me souviens que mon attention fut attirée par un homme qui, d’un dédain aristocratique, semblait ne pas vouloir s’unir aux autres.

La lumière vacillante d’un cierge l’éclairait en plein visage, sur lequel elle peignait de longs traits d’or. Il était grand et fin. Ces cheveux raides et sa barbe blonde lui attribuaient une certaine ressemblance avec San Juan Evangelista. Mais ce qui m’impressionna le plus, ce fut ses yeux, merveilleusement purs et bleus, remplis de douceur.

Il était peintre.

Cet homme était un artiste. Un véritable artiste. Il parlait, d’une ferveur religieuse, de son art, de ses idéaux,  comme un prête peut parler de son culte.

Malgré son immense savoir de l’histoire antique et ses études byzantines notoires, ses efforts n’avaient pas été couronnés de succès.

Maintenant, indifférent, il vivait sa vie intérieure, sans se préoccuper de ce qui l’entourait. Il avait une grande indulgence envers tous et son unique défense contre l’adversité et l’ennui était de hausser les épaules.

Je regardais ses mains de vieil ivoire, épuisées, qui reposaient sur la table. Ses fines lèvres tremblèrent un peu et il sourit avec amertume.

Il se leva et me tendit la main. Il partait. Il me dit qu’il s’appelait Diego Narbona et qu’il vivait là, à côté.

Je restai seul à ma table.

Là-bas, plus loin, la cheminée murmurait son triste chant.

La porte d’entrée s’ouvrit en grand, me sortant brusquement d’un rêve tout juste entamé et une femme jeune et belle entra en pleurant désespérément.

Son bras saignait.

- Encore ici ? gronda l’aubergiste de mauvaise humeur.

Le plus jeune des poètes s’approcha d’elle.

- Il t’a encore frappée ? Dit-il.

- Oui… parce que j’ai laissé bruler l’omelette …

Je m’approchai. Il me semblait impossible qu’un homme puisse maltraiter une femme aussi fragile…

Ah ! si mon ami le poète était là,. Comme il saurait la consoler ! De quelles douces intonations de voix il la calmerait !

Compatissant, je m’approchai davantage encore.

En la voyant si belle, si fragile, des idées de vengeances traversèrent mon esprit.

- Comment s’appelle votre mari ? grommelai-je.

Elle leva vers moi ses yeux clairs et bleus qui me rappelaient deux autres yeux clairs et bleus, remplis de douceur et de pureté.

- Diego Narbona.- me dit-elle.

Les explications et Analyses de Textes sont produites exclusivement par Cours d'espagnol.com
Bac d'Espagnol - Oral et Ecrit du Baccalauréat

Si vous ne trouvez-pas l'explication désirée - merci de nous contacter directement

Recherche de Texte ou d'Explication de Texte



Plan du site | Services | Nos vidéos | Forum Espagnol | Ressources | Contactez-nous

2006 - 2018 © Cours d'Espagnol.com